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Une option réaliste pour Bruxelles en cas de victoire de la NVA et de la scission du pays.

Message de l’électeur flamand

Le résultat des élections du 13 juin sera crucial pour notre avenir et c’est en Flandres que cela se décidera. Aux prochaines élections du côté flamand, nous aurons 4 partis modérés communautairement (Groen, SP.A., CDnV et VLD) et 3 partis officiellement ou non indépendantistes (LDD, VB et NVA). Les résultats des uns et des autres seront cruciaux, et transmettront un message de l’électeur flamand.
1. Si la NVA, le VB et la LDD devaient faire entre 20 et 30%, et donc que les quatre autres partis dits «modérés» font entre 70 et 80%, on peut imaginer une alliance SP.A., CDnV et VLD qui proposeraient une réforme de l’État modérée, et donc qui accepteraient de prendre des risques pour arriver à un accord, au motif que l’électeur leur a dit de réformer mais de conserver la Belgique. Dans ce premier cas les responsables de ces quatre partis modérés, pourraient s’imposer face à leurs ailes nationalistes. À contrario, les nationalistes à plus de 40% vont réveiller les nationalistes des 4 partis, et les rendre très exigeants.
2. Si la NVA, le VB et la LDD devaient faire entre 30 et 40% cela permettrait toujours au SP.A., au CDnV et au VLD de constituer un gouvernement, mais ces trois partis se montreraient intraitables dans la réforme de l’État quitte à, de guerre lasse, proposer aux francophones de discuter avec la NVA.
3. Si la NVA, le VB et la LDD devaient faire entre 40 et 50% des voix, il serait impossible de ne pas intégrer la NVA aux négociations. Jamais les nationalistes n’auront été aussi forts.
AVEC PLUS DE 40% POUR LA NVA, LA LDD ET ET LE VB, LE MESSAGE DE L’ÉLECTEUR SERA CLAIR IL VEUT UNE RÉFORME DE L’ÉTAT, CELLE-CI DEVRA ÊTRE INTRANSIGEANTE, ET EN OUTRE SI LES FRANCOPHONES NE VEULENT PAS D’UNE SOLUTION, LES PARTIS DEVRONT PROCLAMER L’INDEPENDANCE DE LA FLANDRE.
Dès le 13 juin au soir nous connaîtrons les grandes tendances, et dès le lendemain les résultats exacts. Nous pourrons en tirer les conclusions. Si la NVA gagne ces élections nous devons nous préparer à la scission du pays. SI SCISSION DU PAYS IL DEVAIT Y AVOIR, LE PLUS VITE SERA LE MIEUX.
Scission du pays? Quelles sont les hypothèses
Rappelons d’abord que le droit international n’est pas qu’un droit des peuples à disposer d’eux même mais c’est aussi un droit du territoire, un droit de l’histoire, un respect des minorités et un respect des obligations financières des États (dettes, obligations contractuelles, etc.) Lorsque la Flandre donne des facilités aux francophones de la périphérie elle respecte le droit des minorités. Elle ne le fait pas forcément comme les francophones le souhaiteraient mais elle le fait quand même. Lorsque la Flandres peut se targuer d’avoir une bonne gestion, cela ne favorisera pas non plus les francophones face à un Tribunal international.

Les hypothèses longues et financièrement délicates, et donc auxquelles l’Europe serait à priori hostile.
1. Formation d’un wallo-brux étendu aux communes à facilités ou non.
2. Formation sur base de 3 régions distinctes et souveraines.
3. Bruxelles est intégrée à la Flandre; la Wallonie indépendante.
4. Wallonie et Flandres indépendantes, Bruxelles co-gérés (au fond le statu quo par rapport à aujourd’hui la Belgique en moins, mais avec scission de BHV.)
Ces différents modèles me semblent improbables pour plusieurs raisons: Les flamands possède une minorité de blocage dans le gouvernement bruxellois; la Flandres souveraine pourra bloquer les transferts vers la Wallonie, l’asphyxiant économiquement; sans compter que les francophones négocieront les caisses vides…; les communes à facilités si elles rejoignent bruxelles se mettront hors la loi; la Wallonie aura besoin de l’accord de la Flandres pour s’unir à Bruxelles (droit européen), puisque cela implique la scission de la communauté flamande; la Wallonie devra en outre faire une cure d’austérité, et faire face au mécontentement populaire, si ces modèles ne peuvent être exclus à priori, tout le monde en sortira ruiné, parce que tout simplement cela prendra des décennies pour aboutir à un accord, et je doute que la Flandre se montre complaisante envers les francophones.

Les hypothèses peu vraisemblables, parce que trop complexes ou trop d’intervenants
5. La Flandre indépendante, Bruxelles et la Wallonie rejoignent la France
D’après les accords européens, si une région venait à être intégrée à un autre pays, elle doit avoir l’accord du pays dont elle se sépare, donc même si la Flandre proclame son indépendance, elle devra donner son accord pour que la Wallonie rejoigne la France, cela m’étonnerait qu’elle pousse la «générosité» à donner Bruxelles. En outre, les différents pays européens accepteront que la Wallonie intègre la France, par contre pour Bruxelles, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et l’Allemagne s’y opposeront.
6. La Flandres confédérée avec les Pays-Bas, et la Wallonie confédérée avec la France.
La France et les Pays-Bas étant centralisateurs, les confédérations ne les enchanteront guère. On pourrait néanmoins imaginer que la France et les Pays-Bas consentent à une fausse confédération, c’est à dire que les deux régions donneraient l’impression d’être indépendante, tout en ayant rien à dire, le deuil de la Belgique en quelque sorte.

Les hypothèses rapides et financièrement crédibles, et qui auraient les faveurs de l’Europe.
7. La Flandres intègre les Pays-Bas et la Wallonie intègre la France, Bruxelles étendu dispose d’un statu bi-national (franco-hollandais).
Cette hypothèse pourrait être exigée par l’Europe, en ce sens que flamands et francophones sont deux mauvais élèves qui se chamaillent tout le temps, on les sépare et on les renvoie auprès de ceux avec qui ils ont une parenté naturelle. Le sentiment identitaire flamand étant plutôt régionaliste que nationaliste (pan-hollandais), c’est une décision qui serait contrainte pour la Flandre plutôt que volontaire de sa part, puisque le système hollandais est national et provincial, la Hollande voudra morceler la Flandres en Provinces, afin qu’elle ne puisse constituer une résistance à la politique centralisatrice de La Haye. Le point noir de cette solution est que paradoxalement, elle pourrait pousser les Autrichiens à demander le droit de fusionner avec l’Allemagne, ce qui n’enchantera pas la France et la Grande-Bretagne, qui verraient émerger une Allemagne sur-puissante au centre de l’Europe.
8. Bruxelles est intégrée à la Flandre, la Wallonie rejoint la France.
Cette hypothèse me semble la plus réaliste, même si elle n’enchantera pas les francophones de Bruxelles.
Si cette dernière solution devait être définitive, cette hypothèse permettra aussi aux francophones de négocier en position de force.
La France n’a pas besoin de l’argent flamand, autrement dit la négociation se fera à égalité.
La France pourra négocier un statu spécial pour les francophones (probablement dissolution de la régions de Bruxelles-Capitale, formation d’un arrondissement judiciaire bilingue de Bruxelles-Hall-Vilvorde, auquel devrait être rattaché Tervuren.) Paradoxalement ce serait la scission de la Belgique qui empêcherait la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvorde entre l’entité de Bruxelles et l’entité de Halle-Vilvorde.
L’égalité des francophones bilingues et des flamands unilingues sera garantis par un traité France-Flandres. Cette égalité comprendra une égalité au niveau de le fonction publique (loi anti-discrimination) et au niveau de la qualité de l’enseignement francophone.
Les francophones devront avoir le droit plein et entier de s’exprimer en français dans les conseils communaux de l’arrondissement de Bruxelles-Hall-Vilvorde et, éventuellement aussi, dans les chambres des députés flamands. Néanmoins il serait peut-être plus correct qu’ils renoncent à l’application de ce privilège afin de maintenir une paix linguistique.
Derniers points pas négligeable, la Flandre a les moyens de faire de Bruxelles une ville magnifique…

Ce que cela implique pour les francophones de Bruxelles? en-dehors de l’accepter et de renoncer à un certain «romantisme belge».
Ils devront se bilinguiser… L’enseignement du néérlandais devra être extrêmement poussé dans les écoles francophones. Dans 20 ans la majorité des francophones de cet arrondissement seront bilingues, on peut supposer que le mouvement qui a francisé de nombreux flamands va s’inverser («Monsieur comment faire de mon fils un bon bilingue — madame vous parlez flamand chez vous, envoyez le dans une école francophone — ok» devenu grand, il parle français chez lui, il a épousé une unilingue francophone, ses enfants seront des unilingues francophones). Faisant de cet arrondissement un arrondissement à 75% néérlandophone à l’horizon 2200 et 25% de francophones.

La dette belge.
On peut supposer que la dette sera divisée en 2 parties plus ou moins égales (la France gagne un territoire, la Flandres doit pouvoir garantir le remboursement, ensuite les transferts Flandres – Wallonie vont profiter à la France.) Avec la Wallonie la France aurait un PIB de quasi 2000 milliards, pour une dette 1650 milliards 82,5% du PIB; la Flandres avec Bruxelles aurait un PIB de 230 milliards d’€ avec une dette de 160 milliards d’€ à 70% de son PIB. La Flandre pourra diminuer les impôts et la France devra légèrement les augmenter, mais les impôts en France sont nettement plus avantageux qu’en Belgique… du moins les impôts sur le revenu.

Nationalité.
Les francophones de Bruxelles et de la périphérie devront pouvoir choisir entre la nationalité flamande et la nationalité française avec résidence en Flandres. Je pense que les francophones de Bruxelles et de la périphérie devraient pouvoir obtenir la nationalité flamande, et avoir le droit dans un délai de 10 ans de prendre la nationalité française, mais alors les choses seraient définitives. Fatalement, excepté aux municipales, les francophones devenus français ne participeront pas aux élections flamandes et ne pourront pas non plus devenir des fonctionnaire de Flandres.

Nouveaux migrants.
Trop souvent quand on s’installe à Bruxelles, on oublie que Bruxelles n’est pas unilingue, mais bilingue, les gens qui s’installeront à Bruxelles devront prioritairement apprendre le Flamand et non le français.

Si ce qui précède vous semble injuste
1. Nous devons admettre que Bruxelles n’est majoritairement francophone que depuis 100 ans
2. Les communes à facilités étaient majoritairement néérlandophones jusqu’en 1947 (à 75%), lors des premiers recensement vers 1846 elles ne comportaient à cette époque-là parfois aucun locuteur francophone.
3. La Belgique de 1830-1970 a favorisé outrageusement les francophones et la francisation des flamands, ce qui s’apparente à de la discrimination. On ne demandait quasi jamais à un francophone d’être bilingue, mais uniquement à un flamand d’être bilingue, même à Gand. Un génocide linguistique n’en reste pas moins un génocide…
4. On a fait croire à l’immigration (qu’elle soit italienne, espagnole, marocaine, turque, africaines surtout issue du Congo/Zaïre) que le français est la langue de Bruxelles, voire de la Belgique. On ne leur a jamais proposé de se déclarer «flamands», mais uniquement francophones.
5. Si on regarde objectivement une carte de Bruxelles, on constatera que Bruxelles appartient à la Flandres, enfin pour être plus précis, à la partie flamande du Brabant.
6. Lorsqu’il y avait un mariage mixte francophone et flamand, le francophone étant généralement unilingue, les enfants étaient le plus souvent éduqués en français, devenant à la génération suivante des unilingues francophones.

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