Néo conservatisme I

1. Néo-conservatisme : un mot qui fait peur

Néo-conservateur est un mot qui fait peur ; on y attache les principaux errements de la politique étrangère et surtout militaire de Georges Bush. Pourtant ni Georges Bush ni Dick Cheney ne furent néo-conservateurs, ils étaient tous deux issus de la droite nationaliste américaine, nombre de leurs conseillers étaient néanmoins apparentés au néo-conservatisme.
La guerre en Irak n’était pas une particularité néo-conservatrice, cette guerre était voulue par une majorité de conservateurs et une minorité de démocrates, mais pas forcément pour les mêmes raisons.
La guerre en Irak est un échec très lourd et qui pèsera de tout son poids sur la politique américaine pendant encore des années. Néanmoins cette guerre a montré certaines choses : aussi modernes soient les armes, il faut des troupes. Or la décroissance de la natalité et un monde faussement sécurisé ont entraîné l’abandon du service militaire. Pour que les USA empêchent une insurrection en Irak, ils auraient du y installer au minimum un million d’homme afin de quadriller le pays et d’empêcher l’insurrection de s’organiser, mais la première puissance du monde n’avait pas autant de troupes. Avec cent-dix mille hommes, passer entre les mailles du filet était une jeu d’enfant pour les insurgés, leur permettant de commettre ce nombre invraisemblablement élevés les crimes, allant de l’attentat-suicide en passant par la décapitation de bébés aux couteau sous prétexte que leurs parents ne pratiquaient pas le bon islam.
On peut se demander aussi ce que les USA voulaient à ce pauvre Irak. Plusieurs éléments furent déterminants, d’abord le 11 Septembre. Vous allez dire que Saddham n’a rien à voir avec le 11/09, et c’est vrai. Ce qui va suivre va probablement apparaître comme immoral : mais la moralité n’est pas déterminante dans la real politic.
Le Moyen Orient est une zone cruciale concernant l’approvisionnement pétrolier. Cette zone est instable, peu développée humainement, la démocratie y est inexistante, les sources de conflits y sont abondantes, en outre la dépendance exclusive de ces économies au pétrole rend leur avenir précaire, lorsque les puits seront épuisés, les émirs et autres ayyatolah prendront le large avec les actifs issus du pétrole, et laisseront au peuple le passif du pétrole, comme les déchets et la polution intense. Les seules choses que les pays du Moyen Orient ont réellement développé, ce sont : la corruption et la religion.
N’importe quel stratège cherchera n’importe quel moyen d’avoir un pied dans cette zone, sachant que les possibilités de craquements y sont nombreuses et que l’importance des ressources de la zone ne permet pas des réactions lentes qui risqueraient de devenir préjudiciables à nos pays.
Même si Georges Bush a censuré dans le rapport sur les attentats du 11 septembre la partie relative à l’Arabie Saoudite, cela ne signifie pas qu’il ne l’a pas lu. Le royaume saoudien y apparaît comme « pas fiable », en plus la présence de troupes US exaspère l’ensemble du monde arabe. Bush avait compris que pour lutter contre l’intégrisme, il fallait développer la démocratie, permettre son fonctionnement normal et comme un domino, elle permettrait normalement en quelques années de transformer les dictatures (y compris saoudienne) en démocraties pacifiées.
En outre l’installation des troupes US en Irak devait permettre aussi de surveiller la région (L’Afganistan sans accès à la mer, était surtout un piège, il faut nécessairement des accès que l’on peut facilement emprunter sans devoir négocier à l’infini avec d’autres états). Les islamistes ne s’y sont pas trompés non plus, l’installation d’une démocratie en Irak, marquerait la fin de leurs espoirs de rétablir un califat djihadiste sur le monde musulman.
L’idée était bonne, mais Georges Bush ne s’est pas donné les moyens de vaincre (il ne les avait, au moins en partie, probablement pas), mais il a surtout trop cru que tout se passerait dans le meilleur des mondes (idéalisme mal avisé). Sa volonté d’éliminer les ba’as de l’administration n’arrangea rien, la pendaison de Saddham Hussein non plus. Ils auraient mieux fait après sa capture de l’emmener discrètement en Arabie Saoudite, où là il aurait été placé en résidence hyper surveillée. Les chiites n’auraient pas eu leur vengeance, mais les américains pouvaient dire qu’ils n’y pouvaient rien. La partie sunnite de l’Irak n’a pas apprécié les choses. Les américains au lieu de réconcilier tous les irakiens et à cause du voisinage de l’Iran se sentirent obligé de faire des yeux doux aux chiites, mais aussi aux kurdes, au grand dam de la Turquie, se privant d’un précieux allié dans une région où il n’en compte pas trop et où quand il en a, il ne peut être considéré comme fiable. L’Irak même fort modernisé par le parti Ba’as restait fortement tribal, c’est un point qui échappa complètement aux experts américains. Nous voulons trop dans notre volonté de répandre la démocratie, dire aux autres peuples comment ils doivent la faire. Et c’est une erreur. La démocratie à l’occidentale n’est pas transposable aux autres pays du monde, pour fonctionner elle doit parfois subir quelques lifting. Bref insuffisance de troupes et fautes stratégiques ont entraîné l’échec d’Irak. L’Irak n’est pas fiable, l’Irak ne sera pas une vraie démocratie, l’Irak n’accepte pas d’être la «caserne» moyen-orientale des troupes US. Quand on fait une guerre on doit au moins se donner la possibilité de la gagner. La seule partie où les USA ont eu un peu de résultat c’est le pétrole, pétrole qui subissait une dangereuse oxydation, risquant de compromettre son utilisation future.
Les USA attendaient de l’Europe une aide, mais l’Europe s’est montrée peu fiable dans cette affaire, discutant de manière pointilleuse sur les preuves que présentaient les autorités US sur les armes de destruction massive en Irak, l’Europe a menti, elle ne s’est pas montrée pointilleuse, la France avait peur de son immigration, voilà la réalité.
On ne peut imputer aux néo-conservateurs l’échec de l’Irak (conseiller ne veut pas dire « décideur»), mais la préférence donnée exclusivement aux forces sophistiquées leur à fait perdre de vue qu’une guerre d’occupation nécessite des troupes conséquentes.
L’affaiblissement des USA par le bourbier irakien n’est après tout pas une mauvaise chose pour l’Europe. Tout allié qu’il est, l’état US ne voit pas d’un bon œil l’Europe émerger comme super-puissance concurrente, autrement dit sa politique vise à retarder l’émergence de ce géant, en lui compliquant la vie, par exemple: soutenir l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, nous suggérer de faire plus en faveur de l’immigration, nous encouragé dans une multitude de systèmes qui entre tous en concurrence (États-nations, parlements européens et parlements nationaux, etc.) La politique c’est cela aussi, les alliés aussi fidèles soient-ils se jouent des coups tordus. L’affaiblissement des USA par la guerre catastrophique en Irak, est une chance pour que l’Europe réalise son unité, et qu’elle dépasse le stade de l’union monétaire, pour redevenir l’Empire d’Occident. Le bilan humain catastrophique de la WWI permis l’émergence de la puissance américaine, nos nations furent saignées à blanc, les cris de joies bien absurdes aux premiers jour de ce qui allait devenir la grande guerre firent place les larmes de sang. La France et la Grande-Bretagne oublièrent leur douleur dans les années folles, l’Allemagne stupidement et maladroitement humiliée par le Traité de Versailles ne pensait qu’à sa revanche. La Russie peu prête à faire face à la dureté de la WWI (tensions ethniques, industrialisation faible, passage trop rapide du Moyen-Âge aux temps modernes, etc.) s’effondra pour laisser place au Communisme. Le pouvoir tsariste était sans nul doute totalitaire, mais que dire du bolchevisme, de la prétendue dictature du prolétariat. Le bolchevisme engendra une réaction moderne que fut l’émergence des fascismes qui se combinèrent aux nationalisme. Aujourd’hui on les confond, mais dans la période qui précède la WWII il n’en était pas ainsi.

2. Le néo-conservatisme américain

Il n’est pas possible d’en faire un historique complet, mais en préciser les principaux points de doctrine est indispensable. Avant de parler du néo-conservatisme il faut aussi parler du conservatisme américain.
La perspective mondiale du néo-conservatisme américain fut malheureusement trop américano-centrée pour ne pas susciter d’énormes crispations mêmes avec ses alliés. Ses approches trop militaires des problèmes furent aussi une raison de son échec. La doctrine était peut-être aussi trop récente, pour pouvoir offrir une variété d’options qui lui permettent de se relever.
Lorsque les néo-conservateurs s’emportent contre cette haine aveugle des USA qui se développe dans tant de pays du monde, je ne puis que leur donner raison. Mais je me rends compte qu’être l’hyper-puissance, c’est aussi être le centre du monde, et c’est aussi être considéré comme la principale cause des problèmes du monde, sorte de rançon du succès. Les USA à côté de la bonne parole (entendez « le développement de la démocratie »), défendent aussi âprement leurs intérêts. On déteste souvent les USA parce qu’on idéalise ce pays, et que le pays ne nous semble pas correspondre à son comportement. On suppose trop naïvement que démocratie doit rimer avec bénévolat. Finalement on en arrive même à penser que la démocratie n’est plus qu’un moyen pour imposer ses intérêts. Nous devrons essayer de présenter une vision moins idéalisée de nos politiques. Faire référence aux droits de l’homme quand une bombe vient de tuer votre famille passe souvent mal.
Le néo-conservatisme est aussi une doctrine du réarmement, opposée au relativisme culturel, au social-libéralisme et à la contre culture. Ils s’opposent au communisme. Ils défendent une approche morale de la politique étrangère.
Si on pouvait au-début du néo-conservatisme, distinguer le conservatisme et le néo-conservatisme, leur vision sécuritaire les a considérablement rapproché des conservateurs.
Les néo-conservateurs étaient dans les années 80, les grands opposants à l’empire du Mal. L’effondrement brutal de l’URSS fut favorisé par leur intransigeance. Ils avaient parfaitement appréhendé les faiblesses de l’URSS et surent en profiter. Ils ont par contre beaucoup moins bien compris le monde post-URSS. En plus ils étaient tiraillés entre leur volonté de conserver les USA comme première puissance mondiale et leur volonté de répandre la démocratie. Une guerre intéressée devenait une guerre morale de défense de la démocratie. Nous ne remettons pas en question leur sincérité, mais nous estimons que la démocratie ne surgira pas des charniers, elle est une évolution naturelle et lente que connaît les pays. Le monde américain estime aussi qu’une démocratie va nécessairement épouser son mode de vie. Son approche trop ultra-libérale montre ses limites pour la population américaine qui souffre autant que la nôtre.

3. L’Europe aujourd’hui

L’Europe est aujourd’hui morcélée. L’Union Européenne est une tentative de mettre fin à nos divisions internes.
On pense généralement que l’Europe et les USA sont libéraux, voire libéraux-conservateurs, en réalité ils sont nihilistes. Le nihilisme est la grande doctrine qui a envahi nos sociétés, elle est déstructurente. Elle se caractérise par l’individualisme, la consommation sous toutes ses formes, elle se considère comme un progrès et n’est qu’une décadence.
Le nihilisme se caractérise par le relativisme moral et philosophique. Le nihilisme est l’aboutissement de la négation sociétal. Quand Reagan dit que l’ennemi c’est l’état et quand les conservateurs le soutiennent, il introduit le nihilisme politique. L’état au lieu d’être un phare qui conduit la population est un mal nécessaire qu’il convient de réduire le plus possible. Éducation que les gens s’éduquent eux-mêmes. Si un enfant ne peut bénéficier de l’expérience de ses parents, il deviendra nihiliste. Nous avons aimé le Another Brick in the Wall (Part 2) de Pink Floyd, et nous devons le regretter. On y raconte que l’éducation semble plus vouloir discipliner les élèves que transmettre une connaissance. Mais comment peut-on penser qu’il y aura transmission de connaissance si la personne n’est pas assez disciplinée pour l’écouter. Comment imaginer que nous allons remplir une bouteille d’eau si cette dernière bouge tout le temps. On pense aujourd’hui que contester est la norme, les jeune en sauraient mille fois plus que les anciens, la réalité est que les jeunes savent de moins en moins de chose et que les états réduisent en permanence leurs budgets éducationnels, parce qu’ils considèrent que les jeunes ne sont plus aptes à recevoir une éducation couplée à un enseignement.

3. Le néo-conservatisme européen

Rétablir l’Europe comme principale puissance mondiale (ce qu’elle fut jusqu’en 1914), tel est l’objectif du néo-conservatisme européen. Nous allons abordé les principaux points permettant à l’Europe de s’unifier et de vivre en paix avec le reste du monde si possible, en guerre si nécessaire ; bref une vraie grande puissance et un modèle pour le monde.
Dans les passages qui suivront certain crieront à un nouvel autoritarisme, ils peuvent crier. Nous ne comptons pas remettre en question les libertés individuelles des gens, mais en contre partie les citoyens doivent admettre que leurs volontés individuelles peuvent ne pas correspondre aux nécessités de l’État.
L’État dispose d’une puissance terrifiante pour orienter le citoyen dans une direction déterminée, et c’est l’arme fiscale.
Pour limiter la consommation de cigarettes et d’alcools, il existe des accises. Ces deux produits ne sont pas interdits, mais leur usage n’étant pas conseiller, l’État fait le choix de les pénaliser fiscalement. Autrement dit il ne remet pas en cause la liberté du citoyen, mais il pousse le citoyen à ne pas exagérer la consommation de ce produit, par les impôts. Nous pensons que ce mode d’action doit être employé systématiquement.
La base d’un état démocratique reste le citoyen. Remettre en question la liberté individuelle n’est pas dans notre propos, mais la liberté individuelle ne délie pas des obligations collectives

4. Un monde pacifié

Le but des néo-conservateurs doit être d’établir une république mondiale, dans laquelle chaque peuple pourra développer ses spécificités et dans laquelle les minorités seront préservées. Une république mondiale dans laquelle chaque peuple abdiquerait ses spécificités deviendrait rapidement un monde flou dans lequel les repères n’existant plus; chacun ferait ce qui lui plairait plus souvent au détriment des autres qu’en leur faveur.
Des lois peu rigoureuses ou inappliquées sont aussi des ennemis à la libération des opprimés. La loi donne un cadre et tente de trouver un équilibre permettant à tout le monde de vivre dans la dignité. Lorsque la loi disparaît, cela ne se traduit pas par plus de libertés, mais bien par «l’homme est un loup pour l’homme», et donc par une restriction de la liberté des plus faibles. Que reste-t-il de ta liberté quand tu travailles comme esclave, dans une cave sous la menace des armes. C’est aussi cela un monde sans lois, et c’est bien pour cela qu’il faut le combattre.
Pour permettre à l’humanité de vivre ensemble, il faut des lois spécifiques à chaque grande communauté et surtout un développement équilibré. Il faut tissé des rapports positifs entre égaux et non entre maîtres et esclaves qui ne produisent que du ressentiment. Quels sont les grandes régions du monde susceptibles de s’unir, c’est-à-dire ceux dont les points communs sont supérieurs aux points de divergences.
1. L’Europe comprenant L’Europe continentale et de l’Est, les pays
baltes, l’Europe du Nord, une partie de l’Ukraine, et éventuellement la Grande-Bretagne.
2. La Russie, incluant la Géorgie géographique, l’autre partie de
l’Ukraine, et la Biélorissie
3. Le monde musulman, incluant l’Afrique du Nord, le moyen orient
jusqu’au Pakistan, mais sauf Israel, la péninsule arabique, la Turquie, aussi une partie de l’Afrique noire fortement islamisée.
4. L’Afrique noire, comprenant toute l’Afrique noire hors pays à forte
islamité.
5. L’Inde.
6. La Chine.
7. Le Japon, et les différents états voulant se libérer de l’influence de la
Chine qui auraient tout intérêt à tisser de forts liens confédératifs entre eux.
8. Le monde anglo-saxon, comprenant les USA, le Canada, l’Australie,
et éventuellement la Grande Bretagne.
9. L’Amérique centrale.
10. L’Amérique du Sud.
Ces deux Amériques pourraient aussi s’unir
11. Israel

Un monde composé des quelques grandes identités multiples et compatibles permettrait de faciliter les accords entre grands états, et si chacune de ces identités se donne l’opportunité d’être des démocraties de lois, que la corruption est limités, les développement équilibrés, les humains pourront vivre dans la paix et dans la dignité. Avec le temps chaque état pourra se doter de plus en plus de lois communes, impliquant la protection des plus faible, l’égalité, la lutte contre le crime. Ces grands états pourront aussi équilibrer leur besoins, suivant les nécessités au jour le jour (mais plutôt de décennies en décennies) voter des incitant limitant les naissances ou les favorisant, idem pour toutes les situations sociales, politiques, industrielles ou financières…
Ces grands états feront leurs monnaies propres mais devront aussi établir une monnaie mondiale permettant les échanges. La terre compte actuellement plus de 200 états, multipliant les règles à l’infini ; rendant difficile pour chacun de ces états de se connaître de manière approfondie. Une limitation à une dizaine de grands états, incluant des confédérations de pays, autant que des états fusionnés adoptant des principes de respect des communautés historiques, permettant à celles-ci de coopérer au développement de tous.
L’émergence de grands états sera un facteur de paix, plus personne n’aura rien à gagner à des conflits. Ces grands états se connaissant tous intimement pourront régler leurs différents de manière pacifique, les différents entre états proviennent généralement d’un problème dans un état, il sera donc nécessaire d’établir de multiples cabinets des équilibres au niveau mondial avec des aspects financiers, industriels, sociaux, policiers, etc. Bref une coopération réelle. Trop d’états diluent les effets des décisions, en plus la petiteté de certains fait qu’ils sont sous pression des plus grands et sont parfois contraints à subir des décisions qu’ils ne souhaitent pas. Qui deviennent autant de points noirs dans la coopération mondiale.
Les états devront aussi régler les problèmes des minorités historiques qui ne seraient pas respectées. Les états pourront enfin se protéger des concurrences démographiques, si par exemple une minorité tentait de faire une politique nataliste afin de peser dans les décisions et dans la répartition des budget, elle pourrait être sanctionnée. Au sein des états les différentes parties doivent savoir qu’un dérèglement qui semble profitable peut se révéler nocif, exemple : votre croissance démographique est supérieur à vos besoins, vos enfants grands n’ont pas d’opportunités de travail. Ce genre d’erreurs mène aux troubles intérieurs et pour les éviter, vous êtes obligés à revendiquer toujours plus pour votre population, ce genre de comportement doit être évité et sanctionné dès qu’il apparaît.
Par «spécificités culturelles», nous entendons non seulement les lois du pays, mais aussi l’histoire du pays qui forme la partie non écrite mais pas non-existante des lois. Ne pas être jugé par l’un des siens apparaît comme une discrimination. Quand on interdit dans son pays quelque chose, la même loi dans un pays étranger apparaît souvent comme inique, et comme ne méritant pas d’être respectée, alors que la condamnation est parfois plus lourde dans le pays d’origine.
Certains seront surpris de voir que je soutiens l’unification du monde musulman; chacun se dit: mais ne va-t-il pas nous attaquer? Un état réfléchit à deux fois avant de s’engager dans une aventure militaire, il ne le fera que si ses intérêts supérieurs sont en jeu, et pas autrement, toute théocratie que ce sera, elle ne sera pas folle de s’engager dans des risques absurdes. Uni ou pas uni le monde musulman s’engagera dans une guerre globale avec la Chrétienté, pour une seule raison : une crise majeure dans son approvisionnement intérieur.
L’Occident doit veiller à permettre le développement du monde arabe, mais aussi avoir une armée extrêmement forte afin de ne pas être l’objet des appétits de voisins trop entreprenant. Une armée forte fera que nous serons respectés. Concernant le développement du monde arabe surtout après le pétrole, nous proposons certaines pistes afin de contribuer à son développement et à sa pacification.

Laisser un commentaire