Immigration

L’immigration

Actuellement en France le débat sur l’identité nationale fait rage, en Suisse le vote anti-minaret (et surtout son importance) a surpris tous les experts, en Belgique (comme en France) le débat sur le voile et la burka ne vont pas tarder à exploser, ne parlons même pas de la régularisation des sans-papiers, sur laquelle Bart de Wever a dit tout haut ce qu’une majorité pense tout bas. Certains, non content de le penser, passent aux actes, et cela amène à des comportements racistes en Italie et en Europe de l’Est. Tous ces événements montrent qu’il existe en Europe un réveil nationaliste et identitaire de forte ampleur, ce mouvement sera très probablement durable et va tout aussi probablement s’amplifier.
Ces réactions sont la conséquence de l’inexistence d’un débat sur l’immigration. Ceux qui s’y opposaient étaient tout simplement des « racistes ». L’horreur de la solution finale pendant la WWII fit que nul homme politique ne voulut se compromettre en d’aussi sombres fréquentations. Lorsque l’accès à la nationalité a été facilitée (bradée dirons certains), des résistances sont apparues, elles furent balayées par les lois anti-racistes. Les choses paraissaient logiques, une intégration, autrement dit le passage d’une culture à une autre, peut mettre plus qu’une génération pour se faire. Éliminer le racisme était le moyen le plus facile d’accélérer l’intégration. Mais ces lois se sont retournées contre leurs objectifs : actuellement, elle ne servent qu’à faire passer le souchien pour un raciste et encourage le repli communautaire.
Un premier constat est de devoir rappeler que ces lois furent votée pendant un moment de faiblesse identitaire (les identités sociales, religieuses et nationales reculaient sans cesse, la société cloisonnée semblait un passé évanescent), en outre un moment où « polution, restriction, appauvrissement, récession et crise » étaient des mots inconnus. Le monde entier a célébré la croissance : dans le nord ce fut la société de consommation et dans le sud ce fut l’explosion démographique.
Aujourd’hui il faut rouvrir le débat, mais il faut présenter des données. Il ne s’agit pas de revenir sur le passé mais bien de déterminer l’avenir.
Certains pensent que ce débat résulte de la crise économique qui sévit actuellement, et ils ont en partie raison ; mais ce serait minimiser que le débat réapparait aussi parce que le racisme que les souchiens furent priés de mettre de côté, existe aussi dans l’immigration. Rappelons le néologisme «souchien» qui fut utilisé par Houria Bouteldja sans que nous sachions réellement si elle l’orthographiait « souchien » ou « sous-chien » (mais on peut supposer qu’elle a parfaitement joué sur l’homophonie), on peut rajouter que 80% des musulmans se font enterrer en pays musulman, la terre de nos pays leur apparaissant comme souillées par le christianisme et le judaïsme. Or cela aussi c’est du racisme. Les attentats islamistes n’ont pas appaisé, pas plus que le discours des imams radicaux.
Nous allons maintenant tenter d’objectiver le débat.
POURQUOI L’IMMIGRATION ? PARCE QUE NOUS NE FAISONS PLUS D’ENFANT. Si la démographie mondiale était stable, il n’y aurait pas d’immigration, simplement parce que nous n’en aurions pas besoin et parce que les pays d’émigrations ne pourraient se passer de leur population.
Les partisants de l’immigration nous disent : puisque nous ne faisons plus d’enfants et que dans le sud ils en font beaucoup, et bien transférons les populations du sud vers le nord. L’idée paraît séduisante, pour le capitalisme pur et dur, l’humain n’étant qu’une marchandise qu’importe que la marchandise soit entreposée ici ou ailleurs. Mais l’être humain n’est pas réductible à cela : l’être humain est une identité. Le retour de l’identitaire à tous les niveaux (aussi bien dans les descendants de l’immigration que chez nous) remet en cause la société multiculturelle pour peu que celle-ci ait existé, en-dehors d’une frénésie consummériste.
L’augmentation brutale de la population humaine ces 50 dernières années est une catastrophe humaine sans précédent, mettant à mal tous les éco-systèmes. Je récuse ceux qui disent que le nord est seul responsable, ou que le sud serait seul responsable. Chacun participe à sa manière à la perturbation écologique du système.

Quoi qu’on dise le premier soutient d’une politique en faveur de l’immigration est bien la baisse de la natalité des européens ; on peut se demander que serait l’Europe sans immigration ? La réponse sera différente suivant que nous favorisons ou non la natalité. Sans immigration ni augmentation des naissance, la population européenne se divisera par deux d’ici 2070. Nous nous stabiliserons en-dessous de 200 millions d’individus aux alentours de 2100. Qu’on le veuille ou non l’Europe n’est pas prévue pour un effondrement démographique aussi important. Cet effondrement démographique provoquera un effondrement immobilier, une crise de l’endettement, une crise des pensions, etc. Cette solution dont l’Europe ne veut pas n’est en soi pas mauvaise, elle se traduira par un appauvrissement de l’Europe qui va refaire monter notre natalité. Autrement dit en laissant faire la solution finit par venir d’elle-même (nous pouvons en plus organiser en notre faveur cette décroissance, recentrer la population vers les meilleures qualifications)
- décroissance économique
- décroissance immobilière
- rebond de la natalité au final
- limitation des gaz à effets de serre
- augmentation des espaces verts en Europe
- disparition du chomage
Au fond nous en sommes encore à payer la mauvaise gestion des années 70 et le gaspillage gigantesque de cette période.
L’Union Européenne estime que maintenir le statu quo démographique nécessitera la venue de au moins 150 millions de non-européens entre 2010 et 2050. Techniquement, les Européens de souche seraient en 2100, moins de 200 millions, autrement dit ils ne représenteraient plus que 1/3 de la population européenne ; ces européens de souche seront en outre fortement métissés (je ne le condamne pas je le constate).
Dans son discours angélique, L’Europe minimise les risques de l’immigration massive :
- Inadaptation sociale, sociétale et économique ;
- Terrorisme ;
- Disparition de la solidarité (remplacée par une solidarité communautaire) ;
- Divisions de l’Europe en communautés ethniques rivalisant entre elles, éventuellement jusqu’à des actes s’apparentant à des actes de guerre civile (je ne vise pas uniquement l’immigration, mais des pogroms suivis de contre-pogroms sont parfaitement envisageables)
- influence de pays étrangers sur le notre, les pays d’émigration peuvent influencer nos décisions par le poids de l’acquisition de la nationalité.

Le mouvement laïc autour de Nadia Geerts estime que par l’école nous parviendrons à intégrer. Ce que Mme Geerts feint d’oublier, c’est que ces 150 millions de personnes sont des adultes et non des enfants devant passer par l’école. Ensuite Mme Geerts croit que l’ensemble du monde vit avec une culture superficielle (culture fast food) comme c’est le cas de nos pays actuellement (mais pas la Flandre par exemple). Nous avons constaté qu’à près de 10% de musulmans en Belgique les revendications ont explosé, qu’en sera-t-il lorsqu’il y aura 15, 20 ou 25% en Belgique ? et y aura-t-il encore des hommes politique pour s’y opposer ou se contenteront-ils de capter ces voix ?
Nous avouons en outre ne pas très bien comprendre pourquoi vouloir tant une immigration peu qualifiée (l’Europe serait-elle encore une puissance industrielle qui soudainement aurait massivement besoin de main-d’œuvre), ni d’ailleurs une immigration qualifiée ou choisie (nous instaurons des quotas sur le nombre de médecins, mais nous permettons à des médecins béninois d’exercer dans nos pays, alors que le Bénin manque de médecins, et que nous avons suffisamment d’étudiants en médecine pour que ce ne soit pas indispensable.)
Entre l’effondrement de la natalité et l’immigration illimitée il faut commencer à réfléchir à une troisième voie.
En toutes choses, tout est difficile. On pourrait dire si les musulmans posent problèmes, et bien interdisons l’entrée du territoire national aux musulmans, mais il s’agir d’une mesure discriminatoire à leur encontre, au même titre que favoriser l’immigration qualifiée est discriminatoire pour les non-qualifiés.
Si nous voulons stoper l’immigration et établir la continuité ethno-culturelle européenne, il faut une politique qui favorise la natalité.
LA PREMIERE MESURE SERA D’INSTAURER DES ACCISES SUR LA PILULE ET D’UTILISER LES PRELEVEMENT POUR AUGMENTER LES ALLOCATIONS FAMILIALES
Ce ne sera pas suffisant, il faudra aussi
- Rallonger le temps de travail à 45h/semaine
- Faire progressivement passer l’âge de la pension à 70-72 ans
Cela ne permettra probablement pas d’empêcher une baisse totale de notre population, mais cela limiterait notre décroissance à 15-20% de la population actuelle (Une Europe avec 350-400 millions d’habitants est parfaitement vivable).

Ces quelques mesures devraient permettre de mettre fin à l’immigration, elle tient en outre compte que la décroissance de la population européenne est de toute manière inéluctable et que cette diminution favorisera l’environnement. Cette diminution de population n’est ennuyeuse que pour l’immobilier. Mais nous pouvons parfaitement adapter l’offre. Un certain nombre de construction récente ne sont pas prévues pour durer, autrement dit leur démolition compensera la diminution de l’offre.
Les accises sur la pilule vont apparaître choquante à de nombreuses personnes. Pourtant l’arme fiscale ne manque pas d’efficacité. L’état sait que fumer risque de provoquer le cancer, et que c’est lui qui devra payer en fin de compte, il utilise donc la pression fiscale pour réduire autant que pour financer son risque. Nous pouvons parfaitement comprendre qu’une femme ne souhaite pas avoir d’enfants, c’est parfaitement son droit, mais l’état peut aussi estimer que cette absence d’enfants cause préjudice aux équilibres sociétaux.
Des mesures répressives devront aussi être prévues : expulsion de sans papiers, allongement de la durée de résidence pour acquérir la nationalité, obligation pour le résident de subvenir à ses besoins, obligation pour un étudiant étranger qui souhaiterait après ses études rester en Europe de rembourser les aides (il était censé faire bénéficier son pays d’origine de son savoir), etc.
Aujourd’hui il n’est plus possible de considérer que l’immigration est une fatalité ou un bienfait. Le terrorisme et les revendications communautaires ont montré les limites de ce système. Et n’en déplaise à Mme Geerts le système dont nous nous sommes dotés est avant tout un système occidental. Pour un non-européen notre prétendu système universel est un système ethnique — le système de notre ethnie —, si des milliers des gens ne s’y adaptent pas c’est peut-être tout simplement normal. Or octroyer à chaque communauté des accords particuliers, c’est finalement demander à l’état de financer et de gérer un droit à la différence et c’est une négation du principe d’égalité, les lois concernent tout le monde, on ne peut faire une législation pour l’européen, pour le musulman, pour l’homosexuel, chaque catégorie se voyant permettre ou interdire des choses qu’une autre personne ne pourrait pas faire.
Certains se demanderont ce qu’est l’identité. Je la définirai comme le processus intellectuel et historique non écrit qui permit d’établir les lois d’une nation. Lorsque le voile est refusé ou revendiqué, il s’agit bien dans un cas comme dans l’autre d’une revendication identitaire. Une immigration massive a comme effet pervers de bloquer le déclic qui permet au migrant d’évoluer identitairement. NOUS AURONS UNE IMMIGRATION MINIME ET INTEGREE OU NOUS AURONS UNE IMMIGRATION MASSIVE ET COMMUNAUTARISEE, AVEC DES CONFRONTATIONS INEVITABLES AUX MODES DE VIES PARTAGES ET DISSEMBLABLES. MAIS C’EST UNE CHIMERE DE CROIRE A UNE IMMIGRATION MASSIVE ET INTEGREE.
Les principes fondateurs de l’UNESCO sont simples : les nations sont la meilleure garantie à la perpétuation de l’identité ethno-culturelle (raison de la fondation de l’état d’Israel comme moyen de permettre au peuple juif d’exister). Cette notion élémentaire implique plusieurs choses, d’abord la décolonisation et ensuite la non-immigration, les états n’ayant pas vocation à supporter des identités multiples.
Lorsque Huntington parle des guerres comme des confrontations culturelles entre nation, nous sommes en pleine science fiction, mais par contre ces confrontations deviennent très réelles dans un même états ou des disparités économiques épousent des disparités ethniques ou d’origines. Chaque communauté cherchant a engranger les meilleurs places au détriment de l’intérêt national ou au détriment des autres communautés, parce que justement la communauté est une structure évolutive dans une nation. Les états se font des guerres pour des raisons plus impérieuses que la culture, surtout que leur pérennité est la meilleure garantie de la continuité identitaire (il est vrai par contre que les différences culturelles sont très pratique pour le moral des troupes en cas de guerre, mais c’est une autre histoire).
L’immigration ne peut plus être un sujet tabou. En traiter ou s’y opposer n’est en rien du racisme. La violence aux immigrés mêmes illégaux n’est pas acceptable, mais la présence illégale de personnes sur un territoire national ne l’est pas plus. Actuellement ni l’intégration individuelle ni l’intégration communautaire ne fonctionnent. Il est possible que le métissage soit la meilleure des choses ; mais entre une solution qui peut durablement affaiblir une nation et sa continuité historique, culturelle et ethnique, le choix ne peut faire aucun doute. En outre le métissage implique une faiblesse identitaire durable pour l’ensemble des civilisations, or les réveils identitaires sont mondiaux et ne cesseront de s’amplifier. Les états sont normalement préservés de rivalités identitaires par leurs frontières, mais au sein d’une même nation ils peuvent aussi finir en guerre civile.

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